La «cellule juridique du Front démocratique pour la libération de la Palestine» a déclaré que l’adoption par la Knesset israélienne d’une nouvelle loi autorisant l’exécution de centaines de prisonniers palestiniens accusés par Israël d’avoir participé à l’opération du 7 octobre, ainsi que la création de tribunaux militaires spéciaux, représente l’apogée du fascisme et du racisme, en ce qu’elle outrepasse l’ensemble des conventions et traités internationaux relatifs à la question des prisonniers.
La cellule juridique estime que cette nouvelle loi constitue la continuité d’une précédente loi sur l’exécution des prisonniers adoptée il y a quelques semaines, et qu’elle repose sur des motivations racistes et des logiques de vengeance. Elle constitue une forme de punition collective contre un peuple vivant sous occupation. Elle est également en contradiction avec les règles minimales du droit international relatives au traitement des prisonniers, qui exigent la garantie de toutes les formes de protection et de soins, conformément à la Troisième Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre, à la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre, ainsi qu’à un large ensemble d’autres accords internationaux et de dispositions du droit international humanitaire.
La cellule considère que cette nouvelle loi est spécifiquement conçue pour s’appliquer uniquement aux Palestiniens et non aux Israéliens juifs, ce qui confirme son caractère discriminatoire fondé sur l’identité nationale et ethnique, en violation manifeste de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Elle viole également un principe juridique fondamental relatif à l’interdiction de la création de tribunaux exceptionnels visant exclusivement les prisonniers palestiniens, ce qui révèle la nature punitive et vengeresse de cette législation.
La «cellule juridique du Front démocratique pour la libération de la Palestine» affirme que la facilité avec laquelle Israël adopte des lois racistes est due à la complaisance de la communauté internationale et des cadres politiques et juridiques face aux lois israéliennes précédentes, notamment la loi sur l’exécution des prisonniers, la loi interdisant les activités de l’UNRWA, ainsi que des dizaines d’autres lois qualifiées de fascistes, qui n’auraient pas été adoptées sans le soutien dont bénéficie Israël de la part des États-Unis et de certains pays occidentaux, lesquels consacrent ainsi une logique d’impunité.
En conclusion, la cellule juridique condamne cette nouvelle loi qualifiée de fasciste adoptée par la Knesset israélienne, et appelle toutes les instances juridiques, judiciaires et humanitaires internationales à la condamner, et à défendre non seulement le peuple palestinien, mais aussi la crédibilité et la réputation du droit international, qui sont violées quotidiennement par Israël et ses institutions. Elle appelle également l’Union interparlementaire et toutes les instances parlementaires internationales à condamner la Knesset israélienne et à prendre des mesures punitives à son encontre pour avoir légiféré des lois à caractère fasciste et vengeur, ce qui confirme la politisation des institutions judiciaires et légales israéliennes, lesquelles agissent selon les intérêts des dirigeants politiques et partisans.
