Direction des Relations Extérieures du Front Démocratique: adressé aux partis et aux cadres politiques et sociaux internationaux, Les crimes de l’occupation à Gaza et l’absence de reddition de comptes: un carburant pour l’escalade régionale visant à redessiner la géographie de la région

Mar 30, 2026

Mesdames et Messieurs,
Au sein des institutions et organisations politiques, partisanes et sociales internationales,

Salutations de la Palestine, qui saigne sous les coups des massacres, de la destruction et du déplacement forcé perpétrés par le fascisme israélien, soutenu par les États-Unis et par des forces occidentales et atlantiques. Nous vous écrivons depuis le « Département des relations extérieures du Front démocratique de libération de la Palestine », dans le cadre de notre suivi constant de la guerre d’extermination menée par Israël contre le peuple palestinien, tout en ayant confiance en la poursuite de vos initiatives de soutien à notre peuple, de solidarité avec nos droits nationaux et de rejet des crimes israéliens.
Mesdames et Messieurs,
Il est impossible de considérer la guerre d’extermination continue menée par le fascisme de l’occupation israélienne contre le peuple palestinien comme un simple événement militaire passager ou comme une réaction sécuritaire à une quelconque menace. Il s’agit plutôt de l’expression claire d’un projet colonial visant à liquider la cause palestinienne dans son existence et dans sa dimension politique. Les faits et les données révélés chaque jour mettent en évidence la brutalité de l’occupation dans sa tentative de remodeler la géographie politique de la région, profitant d’un état d’impuissance et de complicité internationale sans précédent pour imposer par la force la réalité d’un « Grand Israël».
Le dirigeant du fascisme israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré explicitement que l’objectif de son agression est de « changer le visage du Moyen-Orient ». Il s’appuie pour cela sur un excédent manifeste de puissance et ne s’adresse pas seulement à son public israélien ; il annonce en pratique l’avènement d’une nouvelle ère marquée par la remise en cause de la souveraineté des États et des droits des peuples à l’autodétermination. Il cherche à imposer cette réalité par la violence, la destruction et les massacres, comme on le voit à Gaza, au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen et en Iran, profitant du soutien américain absolu qu’il brandit fièrement pour contourner les conventions internationales et les utiliser comme instrument de domination, afin de soumettre les États voisins et d’intégrer la région dans une alliance sécuritaire dirigée par Israël sous l’égide des États-Unis.
La doctrine militaire actuelle de l’occupation israélienne a dépassé les limites de la bande de Gaza et de la Cisjordanie et considère désormais la géographie palestinienne comme un point de départ pour soumettre l’ensemble de la région. Les attaques contre les États et les peuples de la région reflètent une volonté claire d’écraser tout effort susceptible d’entraver le projet expansionniste américano-israélien. Tandis que l’occupation pratique les formes les plus brutales de répression militaire, elle prétend parler au nom des peuples de la région en affirmant vouloir les aider, dans une tentative désespérée d’inverser les faits et de présenter l’entité coloniale comme un « phare de démocratie » dans un environnement hostile, alors qu’elle est en réalité le principal criminel et la première source d’instabilité régionale.
Ce que la guerre d’extermination contre la bande de Gaza a révélé, c’est l’incapacité de l’ensemble du système politique, juridique et judiciaire international à freiner la machine de guerre israélienne. Cette impunité a transformé le droit international en simples textes rangés dans les tiroirs des Nations unies et de ses institutions, face à la volonté coloniale d’Israël. Le soutien militaire et politique de Washington et de certaines capitales européennes ne s’est pas contenté d’offrir une couverture aux crimes, mais a fait de ces puissances des partenaires effectifs dans la destruction des infrastructures, le ciblage des civils et l’accaparement des terres.
Face à tout cela, les peuples se lèvent en brandissant le drapeau de la résistance, et l’attachement à la terre ainsi qu’au droit à l’autodétermination apparaît comme un obstacle majeur à la réussite du projet agressif américano-israélien. Cependant, les tentatives de l’occupation visant à liquider les droits nationaux du peuple palestinien ne peuvent qu’aboutir à un échec inévitable, tout comme les tentatives d’empêcher la création d’un État palestinien indépendant, reconnu par 159 États, ne feront qu’approfondir le conflit. Les droits fondamentaux des peuples ne s’éteignent pas avec le temps et ne peuvent être effacés par des massacres collectifs.
Au sein du «Département des relations extérieures du Front démocratique de libération de la Palestine», nous considérons que ce dont le monde est aujourd’hui témoin constitue une bataille autour des valeurs — une bataille dans laquelle nous devons être, en tant que forces progressistes croyant à l’égalité entre les peuples et à leur droit à l’autodétermination loin des politiques d’hégémonie et de dépendance, des acteurs centraux et actifs. Restaurer l’autorité du droit international et traduire les dirigeants de l’occupation israélienne en justice n’est plus seulement une revendication juridique, mais une nécessité urgente pour empêcher le système international de sombrer dans une loi de la jungle généralisée. De même, la protection du droit des Palestiniens à vivre dignement sur leur terre indépendante représente le dernier rempart pour préserver la paix et la stabilité internationales face aux ambitions coloniales renouvelées.