La Commission juridique du Front démocratique de libération de la Palestine a affirmé que l’adoption par la Knesset israélienne d’un projet de loi prévoyant l’exécution des prisonniers palestiniens constitue une évolution extrêmement dangereuse. Selon elle, cette mesure dépasse le cadre d’une simple législation traditionnelle pour représenter une légalisation officielle des politiques de génocide et fournir une couverture juridique aux opérations d’assassinats quotidiens et aux exécutions physiques visant les Palestiniens, dans un contexte marqué par le parti pris et le caractère fascisant du système judiciaire israélien contre tout ce qui est palestinien.
La commission juridique a estimé que le caractère sélectif de la loi, qui s’appliquerait aux Palestiniens mais non aux Israéliens, renforce la nature raciste de l’État d’Israël et consolide le système d’apartheid qu’il pratique. Elle a souligné que cette législation s’inscrit dans un ensemble de lois d’exclusion adoptées par Israël ces dernières années, notamment : la loi sur l’État-nation, la loi interdisant l’UNRWA, la loi sur la citoyenneté, la loi sur les biens des absents et la loi du retour, en plus des lois relatives à la construction et d’autres textes qui établissent une discrimination entre les Juifs et les non-Juifs, en particulier les Palestiniens vivant en Israël ou en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée.
La commission a également affirmé que, bien que ce projet de loi constitue une forme de discrimination raciale rappelant les pires lois de l’histoire, il reflète aussi une faillite politique, juridique et morale qui porte atteinte aux valeurs humaines. Il représente une nouvelle étape dans l’escalade du fascisme israélien et révèle, selon elle, l’idéologie sioniste fondée sur l’hostilité envers les peuples et la discrimination raciale, tout en constituant une violation flagrante des conventions internationales.
La commission juridique a ajouté que les précédentes politiques d’assassinats ciblés ont démontré leur incapacité à briser la volonté du peuple palestinien, et que cette loi ne réussira pas à dissuader les Palestiniens de poursuivre leur lutte qu’ils considèrent légitime pour leurs droits nationaux. Elle a également évoqué des cas « d’exécutions de facto » à l’intérieur et à l’extérieur des prisons, en particulier depuis le 7 octobre, où des centaines de Palestiniens seraient morts à la suite de tortures systématiques et de négligences médicales délibérées, ce qui représenterait, selon elle, une détérioration sans précédent du système des droits humains et du traitement des prisonniers, d’après des rapports d’organisations de défense des droits humains palestiniennes et israéliennes.
Enfin, la commission juridique du Front démocratique de libération de la Palestine a appelé les pays du monde, les forces politiques ainsi que les institutions juridiques et de défense des droits humains à condamner ce qu’elle a décrit comme la dérive morale et juridique croissante de l’État d’occupation, illustrée par ce projet de loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens et d’autres lois qualifiées de racistes et fascistes. Elle a insisté sur la nécessité de faire face à ces législations, les considérant comme une menace pour les valeurs de la civilisation humaine fondées sur la liberté, la démocratie et le droit des peuples à l’autodétermination et à construire leur avenir selon leur volonté nationale.
