Mesdames et Messieurs, représentants des cadres politiques, partisans et communautaires internationaux,
Salutations de la Palestine meurtrie,
Dans le suivi de la guerre d’extermination que poursuit Israël dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, nous portons à votre connaissance cette lettre afin de vous informer des derniers développements, qui s’articulent autour de trois axes principaux:
Premièrement: Frappe des institutions internationales
Israël continue d’empêcher les organisations humanitaires de fournir leurs services de secours à notre peuple dans la bande de Gaza, en violation flagrante de la décision de la Cour internationale de Justice. Cette décision confirme que la politique de famine est devenue une composante essentielle de la guerre d’extermination, reflétant le caractère fascisant des pratiques de l’occupation. Elle met également en évidence l’insistance à maintenir le blocus, à priver la population des moyens de subsistance essentiels, alimentaires et sanitaires, et à poursuivre la guerre d’extermination sous toutes ses formes, notamment après l’ouverture du passage de Rafah aux voyageurs, suivie de sa refermeture sans aucune justification.
Deuxièmement: Institutionnalisation de la guerre de famine et violation des résolutions internationales
L’occupation israélienne cherche à exploiter l’attention mondiale détournée par l’agression américano-israélienne contre l’Iran, afin de faire passer davantage de mesures unilatérales, condamnées au niveau international, tant dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie.
Dans la bande de Gaza, l’occupation a fermé tous les points de passage et empêché l’entrée de nourriture, de carburant et de médicaments, ce qui annonce une catastrophe humanitaire croissante et le retour du spectre de la famine, parallèlement à la poursuite des bombardements et de la destruction des bâtiments, y compris dans les zones situées à l’ouest de la ligne jaune, ainsi qu’à la poursuite des opérations de.
En Cisjordanie, y compris à Jérusalem, l’escalade se poursuit à travers la fermeture de la mosquée Al-Aqsa, la restriction des déplacements entre les gouvernorats, et la conduite de campagnes d’arrestations et de raids répétés dans les villes, villages et camps, en plus des attaques menées par les colons et des opérations de meurtre quotidiennes. Les mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens dans les prisons se poursuivent également.
Troisièmement : Imposition du “fait accompli” et entrave à l’administration nationale
Israël œuvre à consacrer la politique de meurtre quotidien et de famine dans la bande de Gaza comme un fait accompli imposé au peuple palestinien, sous la menace d’un retour à une guerre dévastatrice de grande ampleur. Dans ce contexte, les autorités d’occupation empêchent la commission nationale de gestion du territoire de se rendre à Gaza, dans une tentative d’imposer une nouvelle réalité qui en ferait l’autorité de référence supérieure pour définir les prérogatives de la commission, en substitution au cadre exécutif chargé de mettre en œuvre les accords antérieurs.
En conséquence, la position du Front démocratique pour la libération de la Palestine consiste à appeler toutes les parties concernées à agir d’urgence pour lever les obstacles entravant le transfert de la commission nationale vers la bande de Gaza, afin de lui permettre d’accomplir ses missions, en coopération avec les institutions internationales et locales, les comités populaires et les instances gouvernementales.
Bien que le destin des politiques israéliennes soit l’échec face à la résilience de notre peuple et à son attachement à sa terre, la responsabilité incombe à la communauté internationale et à ses institutions d’exercer des pressions sur le gouvernement d’occupation pour mettre fin à ses crimes. Le danger des politiques israéliennes ne se limite pas à la question palestinienne, mais s’étend à l’ensemble du système international, en consacrant la logique de la force et la loi de la jungle, et en sapant les fondements du droit international ainsi que les valeurs de justice et de droits humains. Cela menace la stabilité des relations internationales et appelle à une position internationale unifiée pour faire face à cette approche en dehors du consensus international, et œuvrer à son isolement et à sa responsabilisation.
