Le Département juridique du Front démocratique: au sujet du retrait d’Israël de plusieurs organisations internationales, Le retrait n’efface pas le crime… et l’occupation restera sous l’épée des poursuites judiciaires

Jan 15, 2026

Le Département juridique du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) a affirmé que la démarche des autorités d’occupation israéliennes visant à se retirer de plusieurs organisations et agences internationales ne les exonère en rien de leurs responsabilités juridiques et politiques. Il a souligné que ce retrait ne confère aucune immunité quant au respect des règles générales du droit international ni de la Charte des Nations unies, inscrivant cette initiative dans le cadre d’un « chantage politique » récurrent et d’un refus de coopérer avec les instances qui ne s’alignent pas sur l’agenda de l’occupation, en particulier en ce qui concerne ses plans visant la cause palestinienne dans son ensemble.
Le Département juridique a relevé une convergence manifeste entre la démarche israélienne et la récente décision américaine de se retirer de 66 organisations et accords internationaux. Il a estimé que le prétexte commun selon lequel ces organisations « ne servent plus les intérêts nationaux» révèle la véritable nature des projets américains et israéliens hostiles au droit international, et confirme le recours par Washington à l’arme du « financement » pour faire pression sur le système international afin de l’assujettir à des objectifs expansionnistes contraires aux fondements juridiques et humanitaires sur lesquels repose l’ordre international.
Le Département a précisé que la liste des retraits vise directement les organismes qui ont mis en lumière les pratiques israéliennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Parmi les plus importants figurent : le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés; ONU Femmes; la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED); la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO); l’Alliance des civilisations; ainsi que des agences humanitaires (37 organisations), accusées par l’occupation d’«illégitimité» pour avoir refusé de se soumettre à ses diktats sécuritaires.
Le Département juridique a réfuté les tentatives israéliennes de se soustraire à la reddition de comptes, en s’appuyant sur les fondements suivants:
1) Le principe de la non-rétroactivité du retrait : conformément à l’article 70 de la Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités, la fin d’un traité ou le retrait de celui-ci n’affecte ni les droits, ni les obligations, ni les situations juridiques nés avant la date du retrait. Par conséquent, l’occupation demeure responsable de toutes les violations commises durant la période de son adhésion.
2) Les normes impératives du droit international (jus cogens) : les obligations relatives à l’interdiction du génocide, de la torture, des crimes contre l’humanité et au droit à l’autodétermination lient tous les États, indépendamment de leur adhésion ou non à une convention particulière.
3) L’indépendance des voies judiciaires : en particulier, le retrait d’Israël des organisations affiliées aux Nations unies n’affectera pas la compétence de la Cour pénale internationale ni celle de la Cour internationale de Justice, qui continuent d’examiner les crimes et violations israéliens.
Le Département juridique du Front démocratique de libération de la Palestine a conclu en affirmant que le mépris de l’occupation israélienne à l’égard des organisations et agences onusiennes n’aurait pas été possible sans le large soutien américain et l’incapacité de la communauté internationale à freiner la rébellion israélienne contre la légalité internationale. Il a souligné que cette réalité impose une action internationale collective pour préserver la crédibilité du système onusien et défendre le droit international et les valeurs de justice. Il a mis en garde contre la politique du deux poids, deux mesures adoptée par certains États, qui troquent ces valeurs contre des intérêts coloniaux, alors même que ces principes demeurent l’unique espoir des peuples opprimés pour construire un monde fondé sur une coopération véritable et l’intérêt collectif, loin de l’injustice.