La Direction des relations extérieures du Front démocratique pour la libération de la Palestine, adresse ce message à l’ensemble des cadres politiques, partisans, parlementaires et populaires à travers le monde, afin d’exposer les violations commises par l’occupation israélienne de l’accord de cessez-le-feu, ainsi que leurs conséquences politiques et humanitaires.
L’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza demeure exposé à des violations quotidiennes de la part de l’armée d’occupation israélienne, à travers ses avions qui pourchassent les enfants et les femmes de Gaza parmi les tentes déchirées, les ruines des bâtiments détruits et les centres de déplacement et d’hébergement, tout en poursuivant la destruction de ce qui reste des habitations dans la zone dite « jaune ».
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord (du 10 octobre 2025 jusqu’au 12 du mois en cours), l’occupation a commis plus de 1 193 violations, tuant délibérément près de 500 civils, en plus d’avoir blessé et arrêté des centaines d’autres. Elle n’a pas non plus respecté ses engagements concernant l’entrée de l’aide humanitaire : sur les 54 000 camions qui auraient dû entrer, seuls 43 % sont effectivement passés, avec une moyenne quotidienne ne dépassant pas 255 camions.
Malgré le vacarme artificiel autour de l’arrêt de la guerre, du Conseil de la paix et de la force de stabilisation, notre peuple n’a constaté aucun résultat positif sur le terrain. Gaza continue de vivre sous la menace permanente de la mort, par les assassinats directs, mais aussi à cause du froid glacial et des inondations provoquées par les pluies. Les discussions portent désormais sur la deuxième phase de l’accord, qui comprend trois axes principaux : la question des armes, la force de stabilisation en termes de missions et de zones de déploiement, ainsi que l’ouverture de la bande de Gaza sur le monde et le retrait total de celle-ci.
Les factions palestiniennes ont respecté tous leurs engagements, tandis qu’Israël n’a respecté aucune clause : ni l’arrêt de l’agression, ni l’entrée de l’aide, ni le retrait. Il est désormais évident aux yeux du monde qu’Israël constitue l’obstacle au passage vers la deuxième phase, en tentant d’imposer sa propre interprétation de l’accord conformément à ses objectifs, notamment sur la question des armes, qui doit faire partie des négociations de la deuxième phase et non être traitée avant. Les factions palestiniennes gèrent ce dossier en coordination avec les médiateurs, les parties garantes, ainsi qu’avec les États arabes et islamiques.
La « Direction des relations extérieures du Front démocratique pour la libération de la Palestine » appelle tous les hommes et femmes libres à travers le monde, qui se sont soulevés en soutien à Gaza, à élever la voix auprès de leurs gouvernements, parlements, partis, syndicats et de l’ensemble des cadres populaires, afin qu’ils assument leur responsabilité humanitaire envers Gaza et exercent des pressions pour contraindre l’occupation à se retirer de la zone jaune, à ouvrir pleinement les points de passage, à permettre l’entrée des équipements lourds pour enlever les décombres, des logements préfabriqués, à libérer les prisonniers et à engager sérieusement la reconstruction de la bande de Gaza.
