«Le système d’apartheid israélien» doit être confronté par la volonté des peuples et une mobilisation internationale large
Le Département juridique du Front démocratique de libération de la Palestine a déclaré que le dernier rapport du Bureau du Haut‑Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur les pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés constitue un témoignage international documenté indiquant qu’Israël viole systématiquement le droit international, qui impose à tous les États d’éradiquer les systèmes d’apartheid.
Le Département a souligné que le rapport s’appuie sur une série de documents fiables et de rapports de terrain, ainsi que sur des lois adoptées par la Knesset, des décisions exécutives et des ordonnances militaires, qui constituent toutes des exemples clairs de l’extension des pratiques d’apartheid et de discrimination raciale envers les Palestiniens. Parmi les pratiques les plus marquantes:
1) Une dualité de normes juridiques fondée sur l’identité nationale : les colons sont soumis au droit civil israélien, tandis que les Palestiniens, les propriétaires légitimes de la terre, sont soumis à la loi militaire et font face à des arrestations quotidiennes. (Sur plus de 1500 cas de meurtres de Palestiniens, seules 112 enquêtes ont été ouvertes, aboutissant à une seule condamnation selon l’ONU.)
2) La subordination de la population autochtone et de ses ressources naturelles, ainsi que la confiscation de leurs terres et biens à des fins de colonisation et d’usage militaire, notamment la démolition de maisons sous prétexte de non‑conformité aux lois, et l’impossibilité pour les Palestiniens d’obtenir des permis de construction, tandis que l’État israélien renforce l’expansion des colonies, créant un environnement expulsif conduisant au déplacement des Palestiniens de leurs terres.
3) Les restrictions systématiques à la liberté de circulation des Palestiniens à travers des postes militaires et un système de permis complexe affectant l’accès au travail, aux soins et à l’éducation, tandis que les colons jouissent d’une libre circulation sur des routes qui leur sont réservées, avec la protection totale de l’armée.
4) La fragmentation de l’identité politique du peuple palestinien, traitant chaque catégorie différemment dans un cadre juridique qui tend à empêcher l’unité politique et le droit à l’autodétermination, tandis que les lois israéliennes considèrent la colonisation en Cisjordanie comme une valeur nationale et accordent uniquement aux Juifs le droit à l’autodétermination.
5) L’adoption par la Knesset de dizaines de lois discriminatoires concernant les Israéliens en Cisjordanie, ainsi que des décisions administratives, sécuritaires et militaires qui correspondent en détail à la définition internationale d’un système d’apartheid. Plus de 30 lois discriminatoires ont été adoptées contre les Palestiniens en deux ans.
Le Département a affirmé que l’occupation, à travers ces lois et pratiques, légitime un système de discrimination raciale et se reconstruit comme une occupation hors du droit et un régime raciste anti‑démocratique. C’est ce qui avait motivé la communauté internationale et l’ONU à considérer le sionisme comme une forme de racisme en 1975.
Le Département a estimé que le nouveau rapport onusien ne se contente pas de décrire explicitement les violations par Israël du droit international, de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et de la Charte des Nations Unies, mais montre qu’Israël construit progressivement les infrastructures d’un système d’apartheid fondé sur la discrimination et la séparation dans les territoires palestiniens occupés.
La déclaration s’est conclue en soulignant l’importance de ce témoignage onusien, qui, comme d’habitude, se heurtera à l’attitude négative de la communauté internationale et de ses institutions juridiques face à toute affaire impliquant Israël comme partie, ce qui l’encourage à poursuivre ses violations du droit international, bénéficiant du soutien de certains pays occidentaux. Elle a souligné que la poursuite de cette approche internationale renforcera l’impunité et approfondira la crise du système international, consolidant une réalité injuste qui ne rend pas justice aux victimes et n’aboutit pas à la justice internationale.
